10 septembre 2008

Ouverture du centre pour jeunes autistes dans le 3ème ardt



Joyau de la mandature, la Cour de Venise a été livrée il y a peu. Les familles à qui les logements ont été attribués sont quasiment déjà toutes là et les ateliers d’artistes et d’artisanat seront bientôt occupés.

Et d’ici lundi prochain, l’Institut Médico Educatif, géré par Autisme 75, et animé par Laurence Melloul-Piou, va commencer à y accueillir une vingtaine d’enfants autistes qui vont pouvoir trouver ici un lieu de vie particulièrement agréable. Leur syndrome se manifeste par un trouble de leur développement qui s’exprime par une altération de la communication, des interactions sociales et par une stéréotypisation du comportement.

L’autisme touche en France plus de 100 000 personnes mais notre pays accuse un réel retard en matière de structures d’accueil et d’accompagnement pédagogique. Trop souvent confrontés à une seule réponse psychiatrique institutionnelle, de nombreux parents se réunissent en associations et montent des projets pour ouvrir des établissements alternatifs.

En effet, tant son incurabilité est certaine, tant la diversité des méthodes de l’accompagner est grande, de l’école ABA (Analyse Appliquée du Comportement) qui favorise les comportements adaptés et diminue les comportements inadaptés de l’autiste pour la vie en société à la méthode PECS (Système de Communication par Echange d’Images) qui a pour but de développer d’autres biais de communication.

Autisme 75 est donc une de ces associations, créée par des familles touchées par l’autisme, qui ont décidé de prendre à bras le corps la qualité de vie de leurs enfants. Et c’est avec fierté que nous avons pu leur proposer, dans le cadre de la réhabilitation de l’Ilot St Gilles, une place en plein centre ville parisien. Et pour l’avoir visité aujourd’hui, l’endroit est franchement magnifique !


Autisme 75

08 septembre 2008

Un compagnon de la laïcité et du renforcement des libertés publiques nous quitte


Le sénateur socialiste Michel Dreyfus-Schmidt est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 76 ans, à Belfort. Fils de Pierre Dreyfus-Schmidt, ancien maire de Belfort, cet avocat de formation avait démarré sa carrière politique comme adjoint à la mairie de Belfort. Il avait été élu sénateur du Territoire de Belfort le 28 septembre 1980, puis réélu en 1989 et 1998. Candidat à sa propre succession, il n'avait pas reçu le soutien du PS donné à Yves Ackermann, président du conseil général, pour les sénatoriales du 21 septembre. Michel Dreyfus-Schmidt fut vice-président du Sénat en 1986, 1989, 1992 et 1995. En tant que sénateur il avait été l'auteur en 2006 d'une proposition de loi aux visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Il était également membre de la Cour de Justice de la République et de la Haute Cour de Justice.
AFP

06 septembre 2008

Rentrée militante des socialistes du 3ème: Feu sur Edvige!


Rentrée politique de la section socialiste du 3eme ardt de Paris... Ce dimanche matin, 11H30, sera consacré à sensibiliser nos concitoyens sur les dangers que représentent la constitution du fichier Edvige. L'occasion aussi de retrouver tous ces militants avec qui nous essayons au quotidien de faire bouger les choses, donnant ainsi une autre image de la politique (malheureusement pas assez forte pour contrer tous les aprioris sur les femmes et hommes politiques...). N'hésitez pas à venir nous rencontrer!

Pour signer la pétition contre le fichier Edvige: nonaedvige.ras.eu.org

Pour lire le décret instaurant le fichier Edvige: cliquez ici.

Le contenu de notre tract:

POUR L’ABANDON DU FICHIER EDVIGE !

Par décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, le gouvernement a instauré un nouveau fichier dénommé EDVIGE.

Il sera désormais possible de recenser les hommes et les femmes « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Ainsi, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont visées.

Dans le même temps, ce fichier permet l’inscription des personnes « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ». Il est faux de croire qu’il ne s’agirait que des personnes suspectées d’une infraction et pour lesquels il existe de nombreux fichiers. Le flou de ce critère peut cibler des manifestants, des grévistes, des adhérents d’une association, des amis ou des familles de suspects, de clandestins…

    Autant dire que le fichier EDVIGE autorise un fichage large et généralisé de la population…

Une fois un individu inscrit sur ce fichier, Il sera possible de compiler toutes les notes de renseignements le concernant: état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, santé, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives … S’il est nécessaire de surveiller des groupuscules extrémistes pouvant attenter à la sureté de l’Etat ou pouvant dériver vers le terrorisme, il est naïf de croire que ficher les convictions religieuses ou les préférences sexuelles citoyens engagés dans des associations ou des syndicats puisse avoir d’autre but qu’un contrôle social par un Etat de plus en plus policier. La Cnil dont l’avis consultatif n’est jamais pris en considération par ce gouvernement ne nous protège hélas pas de ces débordements qui mettent en péril la démocratie.

A cela s’ajoute le fait que le fichage des mineurs sera autorisé dès l’âge de 13 ans et que la police pourra consulter ce fichier notamment en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

    Ne laissons pas le Gouvernement franchir ce cap dans sa logique sécuritaire !

Ce fichier porte les germes d’un Etat autoritaire (surveillance et contrôle de sa population, restriction des libertés) alors que rien ne justifie son existence dans notre société du 21ème siècle.

Déjà 700 organisations et 100.000 personnes à ce jour dénoncent le fichier Edvige. Les adhérents de la section du 3ème arrondissement du Parti Socialiste – Flora Tristan se joignent à cette mobilisation et vous invite à consulter le site nonaedvige.ras.eu.org et à signer la pétition.

01 septembre 2008

Quand on vous disait que c’était historique…


3 jours, dernier week-end du mois d’août, la Rochelle… Landerneau socialiste par excellence, ce moment de retrouvailles cordiales, pour ne pas dire plus ou moins, est le marronnier par excellence des journalistes qui, à mon avis, écrivent dès fois les scénarios de nos histoires avant nous…

Et là cette fois-ci, chapeau pour celui qui aura pu écrire notre histoire pour ces 28, 29 et 30 août !

On avait promis que l’adoption de notre nouvelle déclaration de principes serait un moment d’une importance idéologique dans notre parti, on avait juré que maintenant il fallait nous mettre au travail pour que cette mutation ne reste pas lettre morte, et bien là, ils ne sont pas déçus ! Car si certains disent que le PS sort de ses Universités affaiblies, c’est qu’ils donnent trop d’importance au corps intermédiaire journalistique.

En effet, il y a certes ce que l’on dit, les trahisons, les citations chansonnesques, les chemises totalement mouillées, les déjeuners pris ici et les cafés pris à côté, les « merci et à l’année prochaine », le rouge lillois, les accents marseillais,… et puis il y a les faits qui se passent et qui donnent lieu à ces interprétations.

Et puisque jusqu’à maintenant, un article ne reste qu’un commentaire d’une action, il est parfois bon de se pencher sereinement sur l’action en elle-même…

Mon courant, Socialisme et Démocratie, a poussé à la roue depuis notre défaite présidentielle pour que nous nous dotions d’une envie sans précédent de renouer avec les intellectuels, de parler avec les syndicats, de travailler avec les associations, afin de faire honneur à notre nouvelle déclaration de principes en lui donnant un programme politique consistant et répondant au besoin de gauche qui se fait sentir ici et là.

Dès lors, nous faisions le choix assumé de mettre de côté (certes jamais pour trop longtemps) la question de savoir qui nous représenterait pour combattre la droite. Plusieurs raisons à
cela sur lesquels on ne reviendra pas ici, tant ce n’est pas le but du post.

Et cette démarche séduit, plait, attire. Des convergences se créent entre les deux camps qui ont été des acteurs principaux de la tension de la consultation interne du TCE : nous et les « fabiusiens ». Loin de l’étrangeté ou du manque de cohésion que certains plaident, je vois là l’attitude respectable de deux partisans du progrès social qui souhaitent ne pas perdre de vue leur objectif. Jaurès et Guesde sont bien restés dans le même parti après leur controverse de 1900.

Et cette démarche créé un intérêt. C’est le retour flamboyant, il faut bien le dire de Martine Aubry sur la scène politique du Parti Socialiste et de la Gauche. Oubliée par certains, enterrée par d’autres, il s’avère que son nom est terriblement associé à des réformes phares et symboliques du gouvernement Jospin pour l’installer au deuxième rang.

Sa proximité idéologique avec l’analyse que nous faisions de la construction européenne et son choix positif similaire au nôtre a bien sûr fait se multiplier les contacts, arrivant ainsi à une fusion de nos deux contributions déposées identitairement pour notre actuel congrès.

Mais une fusion pourquoi ? pour mener à bien notre objectif de refonte du parti mais dans le sens du réformisme que nous avons en commun donc en formant un axe majoritaire.

Nous aurions pu en rester là. Aller au combat. Sans doute être minoritaire, peut-être majoritaire. Mais nous ne sommes pas les seuls en face et il serait idiot de sous-estimer le Maire de Paris ou la Présidente de Poitou-Charente.

Alors, comme à chaque congrès, il faut constituer une majorité… et neutraliser une potentielle minorité. Et celle qui est visée, c’est celle qui redonne vie aux relents gauchisants de notre parti. L’ancien premier ministre le plus jeune de la 5ème République a sa place au PS et a encore de puissants réseaux. 20 ou 25% sur une ligne orthodoxe de gauche, nous mettaient certes au centre du parti, flanqué du social-libéralisme et de la démocratie participative de l’autre côté, donc en position d’arbitre et non plus de meneur. Or, pour mener à bien notre démarche, il faut mener, emmener, démener et ramener nos camarades vers une social-démocratie assumée.

Donc, aucune raison de dire non aux fabiusiens s’ils veulent venir sur notre ligne, acceptant notre méthode et nos positions. D’autant que cela clôt, sans pour autant effacer, un évènement tragique de notre histoire collective (le non respect du choix des militants) sans tomber dans la caricature des expulsions explosives et que cela ne donne plus d’entrée à la gauche de la gauche au sein du PS. Et c’est quand même pas plus mal dans un moment politique où cette dernière est décharnée et où le NPA commence à poindre le bout de son nez.

Alors, on parle de problème de cohésion dans cette alliance. Peut-être attendait-on uniquement d’allier des gens d’accord (dans ce cas qu’est-ce qu’un courant si ce n’est l’expression de divergence) ? Peut-être aurions-nous dû rejoindre celui qui dit que nous sommes si proches (mais qui ne veut pas de nous quand nous l’appelons et qui se dit rassembleur) ? Peut-être alors devons nous y aller seul, ou avec la Ligne Claire (mais la politique n’est pas un témoignage) ?

Non, je crois que nous devons savoir vraiment ce que nous voulons faire ces trois prochaines années avec notre famille politique et voir comment l’objectif est réalisable. Pour moi, c’est simple, je veux gagner ce congrès, pour mon parti et pour les prochaines échéances à venir.

Je ne dis rien encore sur les autres candidat-e-s et alliances qu’eux aussi engendrent, mais cela va venir… Le jour de dépôt des motions est le 23 septembre. Uniquement…

28 août 2008

Yes, we can


C’est sans doute bien la première fois que le candidat des Démocrates aura déclenché autant d’intérêt. Certainement, car il ne va pas uniquement porter que les couleurs de la Gauche américaine mais aussi un peu les espoirs de tous les progressistes par delà les frontières face au camp Républicain. Mais certainement aussi, car il y a 4 ans, totalement inconnu, aujourd’hui en passe de devenir le premier président black des Etats-Unis.

Et sans aucun doute aussi car, depuis Kennedy (JF) et la New Frontier, c’est la première fois que le candidat démocrate porte un discours d’union nationale que retranscrit bien cette phrase de Ted Kennedy, le frère du précèdent : « Barack Obama will close the book on the old politics of race, and gender, and groups againts groups, and straight against gay » (Denver, 25 août). Il s’agit donc d’unir le pays pour sortir d’une ère et non de s’unir contre les Républicains.

Dès lors, tout se comprend : la nomination de Biden comme candidat vice-président, la tenue de la Convention à Denver, le retour à Kennedy,… tout devait incarner une forme de rupture qui ramène(rait) aux fondamentaux des années 30 de Roosevelt et 60-70 de JFK.

Maintenant, il va falloir observer Hillary Clinton qui a, et cela est heureux et normal, apporté tout son soutien au seul et unique candidat de son camp.

On a beau voir ici ou là celles et ceux que j’appelle les born again (espèce politique de militant-e-s qui ayant vu la Divinité Suprême échafaudent des plans kafkaïens afin de faire choir celui qui a osé gagner face à Celui qui Détient la Vérité), on a beau assister à des querelles à la sortie des meetings, on a beau lire dans tels ou tels journaux que des irrégularités dans l’investiture de Barack Obama persistent,… je crois Clinton sincère tout autant que calculatrice quand elle souhaite la victoire d’Obama. Sincère car démocrate avant tout. Calculatrice car si les démocrates perdent cette fois-ci, c’est toute une génération politique américaine qui n’aura plus de crédit.

Et je crois surtout que l’âne, symbole non officiel du Parti, a été réveillé par la force, la longueur et la vigueur de cette campagne interne (et externe) mais aussi par la capacité d’Obama d’unir Clinton à son aventure qui, du coup, n’est plus personnelle mais devient collective. Qualité à réfléchir pour certains de nos candidat-e-s au PS…

Dès lors, il faut souhaiter aux militants démocrates de maintenir le rythme, de chauffer ce mouvement, d’être présent jusqu’au bout car Mc Cain a une vraie légitimité accompagnée d’une grande honorabilité rehaussé d’une inquiétante respectabilité.

Yes, you can.

25 août 2008

...mais Paris, libéré!


Enjeu moral et politique pour le général de Gaulle, la Libération de Paris ne fait pas partie des plans immédiats du général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées en Europe, qui a planifié un encerclement de la capitale par Mantes la Jolie au nord et par Melun au sud contraignant ainsi les Allemands à abandonner la ville courant septembre 1944. Le 19 août une avalanche de communiqués (Commandement régional, GPRF, CNR, CPL, Parti communiste) appelle la population parisienne à l'insurrection. Le 22 août le général Leclerc obtient du commandement militaire américain, dont il dépend, l'autorisation de marcher sur Paris, avec sa 2ème Division blindée, pour donner la main aux Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I) et libérer la capitale.

Si tout a été dit ou presque sur le rôle des responsables et sur leurs visées politiques, on sait peu de choses sur les origines et les motivations des humbles acteurs de cet épisode de la Seconde Guerre Mondiale qui pour beaucoup reposent dans un cimetière de banlieue avec pour simple épitaphe : "inconnu, mort pour la France".

4745 victimes dont 640 inconnues pour la libération de Paris, il y a aujourd'hui 64 ans.

Merci à elles et eux.

Et aux FTP-MOI, à Missak Manoukian, à Olga Bancic et leurs 21 amis qui longtemps ont œuvré au 19, rue Au Maire, dans le 3ème ardt, avant d’être fusillés au Mont-Valérien et décapitée à Stuttgart.


Le Chant du Marais

22 août 2008

Rentrée, Rentrer, Rentrez...


Allez, un petit mois de vacances bien méritées et la rentrée approche. Mairie, politique, boulot et vie perso, tout cela va recommencer !


Mais avant, la rentrée est aussi l’occasion de décerner un prix, le Trait d’Humour, décerné pour féliciter des faits marquants qui m’ont arraché des sourires, voire des rires, ces derniers temps.

Alors, on y va, roulements de tambours, s’il vous plait…

Trait d’humour n°1: « Dès la semaine prochaine, je vais demander aux Chinois un visa pour me rendre au Tibet et je crois que les choses pourront ainsi bouger », Ségolène Royal, lors de la venue du Dalaï-Lama à Nantes le 18 août.

Trait d’humour n°2: Six mois de prison ferme pour un jeune abruti qui a jeté des pétards dans un bus le 14 juillet

Trait d’humour n°3 : Titre d’un article du Monde daté du 18 août : Comment la France a arraché l’amorce d’une négociation. Lire surtout le sous-titre : Le cessez-le-feu n’a pu être consolidé qu’aux conditions posées par Moscou.

Trait d’humour n°4 : La passe d’arme entre BHL-Gluksmann (SOS Géorgie ? SOS Europe !, in Libération, 14 août 2008) et Alain Minc (Géorgie : SOS Raison !, in Libération, 18 août 2008).

Trait d’humour n°5 : La rentrée de mon parti, le PS, à La Rochelle le week-end prochain, et à ce propos, lire le post de Pierre Kanuty, un ami de longue date.

Trait d’humour n°6 : Les JO à Pékin/Beijing ou comment faire revivre l’esprit des Olympiades Populaires.

Trait d'humour n°7 : La Star Ac dans le 3ème ardt.

Si la politique est un art, alors vive l’art en trait !