29 septembre 2011

Week end chargé dans le 3e: entre nuit blanche et bourse aux vélos...

Comme tous les ans, la Nuit Blanche, transformera, le temps d'une soirée féérique, Paris, en un véritable musée à ciel ouvert.

Cette manifestation, qui se déroulera dans la nuit du 1er au 2 octobre, de 19 heures à 7 heures, a pour but de mettre l'art à la portée de tous, de faciliter l'accès à la création contemporaine et de créer une interaction entre les artistes et le public. Pour cette 10e édition, la Mairie du 3e s'associera, une fois n’est pas coutume, grâce à la passion de mon collègue Patrick Badard, à l'évènement. Des dizaines de lieux de notre arrondissement recevront, des artistes, dont trois, pour des performances et des installations particulièrement originales.

Anne-Flore Cabanis, artiste, diplômée des Beaux-arts et résidente au CENQUATRE, mettra, en effet, en place, son « VolumÉlastic », devant la Mairie du 3e. Son art fait de collage de ruban adhésif et d’installation de volume élastique, formera un écran sous lequel les visiteurs pourront déambuler. Installer cet ensemble devant la Mairie rappellera que les institutions publiques peuvent être à la fois un lieu de rassemblement et un lieu de diffusion.

Bernard Szajner, artiste contemporain de renommée internationale, choisira, lui, d’exposer son travail sous forme d'une « installation » high-tech. Placée dans le kiosque du Square du Temple, cette œuvre, nommée Chaos, assemblera des centaines de tubes sur lequel seront projetés des images vidéo numériques. Le public traversera, ainsi, une « pluie de signes » et se retrouvera au cœur même du chaos qui, contrairement au sens courant qu'on lui attribue en général, annonce un ordre « caché » sous un « désordre » visible.

En collaboration avec Le Cabaret Contemporain, qui regroupe des jeunes artistes, compositeurs et DJ's, Gabriel Prokoviev, petit-fils du célèbre compositeur, proposera, pour sa part, des mixes originaux oscillant entre la musique de transe de Steve Reich et de la musique électro. Au programme, notamment, une adaptation libre des « Tierkreis » de Stockhausen pour guitare électrique.

Rafaël Lozano-Hemmer et Olivier Kosta-Téphaine, organiseront, quant à eux, une exposition monographique à la Gaité Lyrique et « un Jardin à la Française » au Musée Cognacq-Jay.

Le week-end sera décidemment chargé, puisque samedi 1er octobre, la Régie de quartier de Paris Centre, organisera la bourse aux vélos du 3e arrondissement, de 9h30 à 18h30. 10% des bénéfices seront reversés à la structure associative.

Le principe est simple : à partir de 9h30, les vendeurs (qui devront au préalable remplir un formulaire) viendront déposer leur vélo en indiquant le prix de vente souhaité. Dès, 12h30, la vente commencera, les acheteurs potentiels circulant dans l'enclos par groupe de 20. Leur ticket en poche, ils pourront, alors, essayer le vélo sur le parcours mobilité, évaluer les qualités et défauts de ce dernier et éventuellement l’acheter. A partir de 16h30, les vendeurs proposeront, s’ils le désirent, de solder les vélos non vendus ou de récupérer le règlement du vélo cédé. A 18h, la vente cessera, 19h constituant le dernier délai de restitution des « machines ».

Les vendeurs auront l’obligation de se munir d'une pièce d'identité pour pouvoir mettre en vente leur bicycle. Pour les acheteurs, le paiement par carte de crédit ne sera pas autorisé.

Venez donc nombreux si vous souhaitez faire un geste écologique en vendant ou en achetant un deux roues en toute liberté et toute commodité.


(Crédit première photo: Antimodular)

27 septembre 2011

Flash Infos Compte Rendu de Mandat - Conseil de Paris des 26 et 27 septembre - Projet de logements sociaux rue Pastourelle


Monsieur le Maire,

Ce n’est qu’un programme de 4 logements, mais dans l’hypercentre de Paris, ce que l’on appelle ironiquement peut-être l’hypercentre, mais cette délibération est pour nous emblématique. Quand je dis pour nous, c’est essentiellement pour les 3e et 4e arrondissements, qui sont des arrondissements très contraints en matière de logements sociaux, très contraints en matière disponibilité foncière et surtout soumis au plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais, zone de Paris sur laquelle le P.L.U. ne peut pas s'appliquer.

C’est aussi une délibération qui pour nous est symbolique car lors de la rédaction du plan local de l'habitat, nous avons beaucoup insisté sur la nécessité de pouvoir faire du logement social dans le diffus, dans le centre de Paris. On en a fait, peut-être vous souvenez-vous de certaines délibérations comme Vieille du Temple ou Arquebusiers, mais cette délibération est la fin d'un combat politique locale assumé par la Mairie de Paris et la mairie du 3e arrondissement.

Egalement d'autres projets comme Blondel Saint-Apolline où nous avons acheté en bloc des parties de copropriétés qui étaient vendues vides. Là sur cet immeuble qui était vide et vendu par France Telecom, un institutionnel, la Ville de Paris a réussi à mettre en place un rapport de force avec le futur propriétaire et nous avons réussi à trouver un accord, un partenariat, ce propriétaire réhabilitant l'intégralité de l'immeuble et cédant à la Ville de Paris, à un bailleur social, une partie de cet immeuble alors qu’au niveau des règlements absolument rien ne l'y contraignait.

Cette délibération est très symbolique car au moment où l’on est en train de réviser le plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais, j'espère que ces types d'actions qui nous permettent de faire plus de logements sociaux dans le centre de Paris pourront être théorisés et inclus dans la révision du PSMV. Merci

Flash Infos Compte Rendu de Mandat - Conseil de Paris des 26 et 27 septembre - Réaménagement de la place de la République


Monsieur le Maire,

Je crois, encore une fois, que cette délibération est l'occasion de se réjouir que ce dossier, capital pour notre mandature, avance bien. Fidèles à notre tradition, nous avons pris le temps de la concertation locale et des études ; une concertation locale que nous avons voulue la plus large possible, en associant les conseils de quartier, les associations de commerçants mais également des institutionnels, comme la Chambre de Commerce ou les représentants des métiers de l’Artisanat, qui ont permis de définir un cahier des charges et qui ont donné , un avis positif sur ce projet d'aménagement.

Bien évidemment, nous attendons tout particulièrement que les travaux commencent pour redonner force et vigueur à cette place emblématique dans l'histoire de Paris.

Cette délibération a pour but de valider un certain nombre d'avis qui ont été donnés par le commissaire enquêteur, des observations qui se classent en trois catégories :

- les conséquences des travaux de la place de la République sur la circulation ;

- la répartition des usages ;

- également l’aménagement de la place proprement dite.

Bien évidemment, nous resterons très attentifs à la résolution de ces petites failles, si l'on peut les appeler comme cela. Nous avons confiance en la Ville de Paris, et en son adjointe, pour rester très ouverte aux propositions d'amélioration.

Quant à nous, à la mairie du 3e arrondissement, nous serons particulièrement attentifs au travail que nous avons demandé et qui s'inscrit dans les répartitions des usages sur la place en matière de simplification des circulations, en particulier pour les personnes à mobilité réduite. Je pense en particulier à l'escalier qui rejoint la place de la République et le boulevard du Temple, avec l'élargissement de la chaussée sur le côté que nous demandons fortement pour véritablement sécuriser et permettre à toutes les personnes d'utiliser l'intégralité de cette place et de circuler librement.

Monsieur le Maire, le diable étant dans les détails, c'est bien évidemment sur de petits détails comme cela qu’on fera que cette place de la République soit véritablement ouverte à tous pour tous les usages.

Merci.

26 septembre 2011

Flash Infos Compte Rendu de Mandat - Conseil de Paris des 26 et 27 septembre - Question d'Actualité du groupe socialiste sur le RSA


Monsieur le Maire, mes cher-e-s collègues,

Il est bon de le rappeler : en période de crise, la nécessité pour l’Etat et les collectivités locales de maintenir ou de faire revenir les plus précaires dans l’emploi est encore plus impérieuse. A ce titre, le gouvernement, par la voix de Roselyne Bachelot, vient d’annoncer vendredi dernier le lancement d’une expérimentation visant à rendre obligatoires 7 heures de travail, à travers des contrats uniques d’insertion, pour des bénéficiaires du RSA ayant des difficultés sociales ou des problèmes de santé.

Ce nouveau dispositif concernera 10 000 allocataires sur 15 départements et sera financé à 95% par l’Etat et les conseils généraux. Cet essai se rapproche donc du projet « premières heures » que nous avons mis en place récemment avec Emmaüs Défi, sur la base du volontariat, et je me garderai donc d’émettre un jugement sur son efficacité puisque nous ne bénéficions pas encore assez de recul.

Néanmoins, plusieurs questions restent en suspens. Quel est le coût d’une telle mesure ? on nous annonce 3 millions d’euros, ce qui fait 300 euros par contrat. Est-ce bien sérieux ? Quelle sera la clé de répartition du financement du dispositif entre les conseils généraux et l’état ? Paris a-t-elle été consultée ? Le gouvernement souhaite-t-il imposer unilatéralement cette disposition aux 15 départements pressentis ?

Par ailleurs, sans vouloir prêter de mauvaise intention au gouvernement, ne peut on pas douter de l’objectif affiché de cette mesure ? En effet, avec ce dispositif, les bénéficiaires toucheront de facto 550 euros par mois et seront du coup sortis artificiellement des chiffres du chômage de catégorie A alors même que nous n’aurons fait que créer des travailleurs pauvres, sans régler durablement leur situation.

Après avoir fait un effet d’annonce qui a fait un flop avec le RSA Jeunes (une centaine de bénéficiaires à Paris), le gouvernement cherche-t-il à travestir la réalité de la pauvreté et du chômage en France ? Franchement, alors même que Pôle Emploi est en pleine crise, que le taux de pauvreté ne fait qu’augmenter et que le gouvernement s’obstine à ne pas vouloir revaloriser les minimas sociaux en temps de crise, les bénéficiaires du RSA méritent tout de même mieux.

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, nous souhaitons d’une part qu’un point précis soit fait sur les chiffres des bénéficiaires de ce minima social à Paris en cette rentrée 2011 et d’autre part que soit rappeler à la représentation parisienne le montant mis à jour de la dette de l’Etat vis-à-vis des parisiennes et des parisiens en ce qui concerne la prise en charge du RSA.

Réponse d'Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris chargée de la solidarité:

Je remercie Gauthier Caron-Thibault d’avoir mis en avant les errements des politiques d'insertion et d'emploi du gouvernement. Faire baisser la pauvreté d'un tiers en cinq ans : le gouvernement est bien loin d’avoir réalisé l'objectif que le président de la République lui assignait, en 2007. Au contraire, le taux de pauvreté a augmenté d'un demi-point en trois ans, et ce sont désormais pas moins de 8 millions de pauvres que compte notre pays. En raison de l’atonie du marché du travail, Paris compte 61.000 allocataires du RSA socle, tandis que 14.000 touchent le RSA en complément de revenus d’activité.

Mais comment conduire des politiques de l'emploi efficaces en privant Pôle Emploi des moyens de fonctionner correctement? Avec 150 postes en moins cette année, Pôle Emploi Paris est au bord de l'asphyxie, en dépit de l'engagement remarquable de ses agents. Nous avons pourtant besoin de Pôle Emploi, à qui la loi confie l'accompagnement des allocataires du RSA sans difficultés sociales majeures. J'ai bien dit « accompagnement », mais que peut faire l'opérateur public alors qu'on lui impose des files actives de plus de 100 personnes ?

Pour lutter contre le chômage, pour permettre à chacun, en dépit de ses difficultés, de s'insérer sur le marché du travail, il faut un investissement massif, résolu, de tous les acteurs. Pour notre part, nous achevons l’élaboration d’un programme départemental pluriannuel pour l'insertion et l'emploi, que nous vous présenterons en novembre et qui aura une priorité absolue : l’emploi. Nous continuerons à engager les crédits nécessaires, malgré le montant astronomique de la dette de l’Etat sur l’allocation RSA, qui atteint désormais 300 millions d’euros.

Pour accompagner vers l’emploi même les plus fragiles, il ne faut pas hésiter à expérimenter, à innover. Quand le gouvernement innove, c’est pour créer un RSA jeunes qui bénéficie à à peine plus de 100 personnes à Paris, et qui ne concerne pas ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus. Ou alors, à l’instar de Laurent Wauquiez, il veut imposer aux allocataires un travail non rémunéré, ou bien brandit la menace de sanctions, comme le fait à présent Roselyne Bachelot.

En matière d’innovation, je reprendrai plutôt l’exemple cité par Gauthier Caron-Thibault, le dispositif « Premières heures ». C'est effectivement une expérience originale qui permet aux plus exclus de s'insérer progressivement dans l'emploi jusqu'à avoir un quota d'heures suffisant pour intégrer un contrat aidé. Les associations, comme Emmaüs Défi ou bientôt Macadam, se sont rapidement saisi de cet outil pour des publics que d'aucuns considéraient comme ininsérables. Avec mes collègues Seybah Dagoma et Christian Sautter, je pense qu'il faut faire confiance aux personnes, plutôt de les soupçonner sans cesse de vouloir frauder ou paresser avec leur maigre allocation.

C'est pourquoi, sans préjuger de l'efficacité du nouveau contrat aidé qu'a présenté sommairement la ministre des solidarités, il me semble profondément irrespectueux de sans cesse rappeler les allocataires du RSA à leurs devoirs, sans leur accorder leurs droits. Le droit au travail, c'est ce que le gouvernement devrait mettre en œuvre car ce que souhaitent de tout leur cœur les allocataires du RSA, comme tous les chômeurs, c'est travailler.

Flash Infos Compte Rendu de Mandat - Conseil de Paris des 26 et 27 septembre - Rapport de la Commission Communale d'Accessibilité


Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Je voudrais profiter de cette communication pour remercier l'intégralité des directions et des associations qui font partie de la Commission communale d'accessibilité et qui ont travaillé toute cette année sur ce rapport, rendant possible un véritable travail coopératif, et je dirai même plus, collaboratif, pour faire avancer la question de l'accessibilité dans la Ville de Paris.

Je voudrais en profiter pour souligner le caractère novateur d’un certain nombre de dispositifs qui ont été mis en place pour recoller toutes les possibilités d'intervention et pour résoudre les questions d'accessibilité dans les bâtiments publics, questions qui, des fois, sont épineuses à régler, tant on sait que les bâtiments publics de la Ville de Paris sont bien souvent historiques, bien souvent monumentaux, etc., juste inviter, du coup, les mairies d'arrondissement, les équipes municipales, à se saisir de deux outils, du catalogue des produits pour l'accessibilité et surtout du Centre de ressources de l'accessibilité pour tous, qui permet, je le redis encore une fois, de trouver de véritables réponses à cette question de l'accessibilité dans le bâti.

Je voudrais enfin mettre l'accent sur deux domaines, tout d'abord, sur la prise en compte de petites choses, de petits chantiers, de petits dossiers, qui ont été ouverts cette année, qui ne coûtent pas grand-chose, qui coûtent, pour ainsi dire, véritablement rien, mais qui permettent véritablement de changer la vie des personnes en situation de handicap.

Trois exemples : l'ouverture de permanences d'associations spécialisées sur la question de handicap dans les permanences sociales d'accueil, l'obtention par la Ville chez chaque bailleur d'un référent handicap qui permet de résoudre les questions de logement et d'accessibilité de leur logement, également la présence dans la Ville de Paris pour toutes les réunions publiques d'un service de traduction L.S.F., qui est véritablement nécessaire pour la citoyenneté pleine et entière des personnes sourdes.

Enfin, deuxième domaines qui me tient particulièrement à cœur, et j'associerai Christophe GIRARD à cela : tout le travail qui est fait pour l'inclusion des personnes en situation de handicap à travers les loisirs et surtout la culture. L'adaptation des séjours et l'ouverture de centres de loisirs à parité est une chose importante, tout autant que les rencontres culture handicap qui ont lieu régulièrement dans les institutions culturelles de la Ville de Paris et qui permettent d'avoir un véritable accès à la culture pour l'intégralité des citoyens parisiens.

En conclusion, je voudrais juste dire que je pense qu’il faut que la Ville de Paris soit véritablement exemplaire sur cette question, c'est le rôle d'une collectivité parisienne, c’est le rôle d'un acteur public à l'approche du 1er janvier 2015 ou surtout du 31 décembre 2014, qui est quasiment demain, date à laquelle sera rendu obligatoire l'accessibilité dans tous les commerces pour les personnes en situation de handicap.

Merci, Monsieur le Maire.

22 septembre 2011

"Le droit au logement est fondamental, on n'est pas libre quand on n'a pas de toit."


Café Débat sur le logement

Quelle politique du logement avec Martine Aubry?

Mardi 27 septembre - 19h30
La Pierre du Marais - 51, rue de Bretagne


Martine Aubry a signé l'appel "Monsieur le président, où sont vos promesses?" lancé par le Nouvel Observateur. En décembre 2006 à Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy proposaiy que "d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir".

Le nombre de mal-logés, de sans abris, ne fait qu'augmenter. La France a-t-elle baissé les bras ? Que répondre aux 3.5 millions de mal-logés ? Aux plus de 100 000 personnes qui vivent dans la rue ou passent de foyers en chambres d'hôtel ? Quelles solutions Martine propose pour sortir de la crise du logement ?

Venez les découvrir et en débattre avec celles et ceux, élus-e-s et militant-e-s, qui s'engagent derrière elle, notamment :

Pierre Cohen
député-maire de Toulouse

Marie Cervetti
directrice d'un centre d'hébergement, membre du bureau francilien de la fédération nationale des associations de réinsertion sociale

et également en présence de Nicolas Tubert, militant de Jeudi Noir

20 septembre 2011

Conseil d'arrondissement du 3e : une délibération emblématique en faveur du logement social dans le diffus !


Hier soir, se tenait le Conseil d'arrondissement de l'année à la Mairie du 3e.

Dans un premier temps, Patricia Brebion-Valla, ma collègue en charge de la Vie scolaire et de la Réussite éducative a dressé un topo sur la rentrée scolaire dans le 3e. Malgré un contexte difficile à Paris, de démantèlement des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (-27 postes) et de diminution du nombre d’enseignant-remplaçants (-33 postes), cette dernière s’est, dans l’ensemble, bien déroulée, notre arrondissement ouvrant pour la quatrième année consécutive une classe supplémentaire (passant de 87 à 88). Avec une moyenne de trente élèves par classes, le 3e accueille désormais 2165 élèves (880 en maternelle, 1284 en élémentaire). La croissance du nombre d’élèves se poursuit donc, principalement dans les petites sections (surchargées), alors même que les difficultés d’extension et de réhabilitation des locaux persistent.

L’adjointe est aussi revenue sur un dispositif unique à Paris : le pôle « langue des signes en français » destiné aux enfants malentendants, qui a vu le jour, dans les deux écoles de la rue de Turenne. Actuellement, l’effectif cible n’est toujours pas atteint, la classe de maternelle et la classe élémentaire, d’une capacité d’accueil de 10 élèves chacune, n’en regroupant, respectivement, que 4 et 2.
Par ailleurs, une concertation visant à modifier la sectorisation des collèges s’est tenue, début septembre, engendrant, aussitôt, une stabilisation du nombre d’élèves aux collèges Victor Hugo et Montgolfier mais une recrudescence des effectifs (+30 élèves) au collège Béranger.

La belle progression des taux de réussite au bac et au brevet dans l’ensemble des lycées et collèges de l’arrondissement, la valorisation des classes préparatoires (Turgot), la mise en place de classe à projets accès sur le multimédia (Montgolfier), l’augmentation continue du nombre d’enfants déjeunant dans les cantines scolaires (deux services de restaurations ont d’ailleurs été instaurés au collège Béranger) ainsi que la poursuite des efforts en matière de rénovation (remplacement des menuiseries, économies d’énergies,..) et de mise en conformité en terme de sécurité électrique et d’alarmes incendie, des établissements scolaires (1,1 M€ devraient être déboursés), ont également été soulignées.

J’ai, pour ma part, présenté une délibération emblématique, votée à l’unanimité, concernant un programme d’acquisition-conventionnement de 4 logements au 35, rue Pastourelle. Cet immeuble, vide depuis plusieurs années, appartenait à France Télécom. Sa réhabilitation concrétise, en réalité, un combat politique local et traduit la ferme volonté du 3e de faire du logement social dans le diffus. En effet, la Ville de Paris, à travers la SGIM (bailleur social) rachète 4 des 16 logements qui auront été crées (4 logements de type F2 allant de 40 m² à 50,30 m²). Ces logements seront, dès lors, loués à un tarif social compris entre 255€ et 327€ (hors charges). Sur ces 4 logements, deux seront attribués par la Mairie de Paris (un par le Maire de Paris, un par le Maire du 3e), un par le collecteur patronal du 1% et un par la Préfecture de Région au titre du droit au logement opposable.

Certes, le diffus a déjà été exploité à deux reprises dans l’arrondissement (Arquebusier/Vieilles du Temple mais à titre exceptionnel; immeuble Blondel/Ste Apolline dans lequel 40% des lots étaient vendus vides), mais cette fois-ci, la tâche s’annonçait plus compliquée, dans la mesure où il s’agissait d’un immeuble vide à réhabiliter, en plein plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais (PSMV), sans obligation d’y faire du logement social et avec un coût d’achat et de réhabilitation trop élevé ne correspondant pas au standard d’achat du logement social.

La Ville de Paris a donc dû faire pression, en utilisant son droit de préemption et surtout, en négociant directement avec l’acquéreur, de manière à ce qu’il s’engage à nous céder, une fois les travaux terminés, une partie des logements. Ainsi, nous avons pu nous positionner sur un immeuble de logements à vendre dans le 3e pour qu’il en ressorte quelques logements sociaux tout de même. Les nouveaux locataires pourront intégrer l’immeuble dès la fin de l’année.

J’espère que ce procédé sera théorisé et pourra prendre force de règlement à travers la révision du PSMV, de manière à amplifier le nombre de logements sociaux dans le centre de Paris car c’est ainsi que nous pourrons faire du logement social dans un arrondissement aussi contraint que le nôtre.