mercredi 23 décembre 2009

A faire tourner...


«Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au «mieux» stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des «jeunes de banlieue», obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes: voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du «peuple dont l’expression est légitime». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.»

http://arretezcedebat.com/

mardi 22 décembre 2009

sdf3@paris.fr


Edition du Parisien du 22/12/09

A noter

Les SDF aidés par Internet

"Il n'est pas toujours facile de convaincre un sans-abri de rejoindre un lieu chaud pour la nuit ni de trouver les mots justes. La Mairie du IIIe arrondissement a donc mis à disposition des habitants une adresse e-mail - sdf3@paris.fr - pour leur permettre de signaler les personnes qui dorment dehors. Ce signalement sera ensuite transmis à des associations comme le Samu Social ou le Secours Populaire qui assurent des maraudes. Elles pourront proposer des solutions d'hébergement aux sans-abri. En cas d'urgence vitale, le numéro à composer reste le 115."

vendredi 18 décembre 2009

Expulsion du 6 rue de Saintonge... quand la Préfectue s'évertue à remettre à la rue en plein Plan Grand Froid


A une semaine de Noel, vendredi 18 décembre 18h, la préfecture a décidé l'évacuation de 22 personnes d'un bâtiment réquisitionné, 6 rue de Saintonge à Paris dans le 3ème arrondissement;

"Un certain nombre d'éléments incitent à croire que ces personnes seraient là depuis plus de 10 jours" explique Gauthier Caron-Thibault, conseiller de Paris et ajdoint au logement du 3ème arrondissement, qui rajoute "A l'heure où la ville de Paris ouvre ses gymnases et des salles pour les SDF pour pallier au manque de l'état en matière d'hébergement, la préfecture décide elle de mettre à la rue une vingtaine de jeunes en difficultés".

Selon Robert Bianco de la mission Squat de Médecins du monde, "les dispositifs d'hébergement sont dès le matin saturés pour le soir, le 115 est débordé par les appels et on manque terriblement de places !".

"22 personnes ont donc été embarquées par la police pour avoir voulu se loger et éviter le froid glacial" concut Julien Bayou de Jeudi-Noir. Ce bâtiment de plus de 1500 m² est inoccupé depuis plus de 10 ans. Son propriétaire se sert du rez de chaussée comme d'un entrepôt et laisse les étages vides ! Cette évacuation semble aussi illégale que celle opérée en mai 2008 contre le bâtiment réquisitionné par Jeudi-Noir impasse St Claude toujours dans le 3eme. Evacuation condamnée en justice quelques mois plus tard...

Jeudi-Noir dénonce la répression de ces occupations et l'inaction des pouvoirs publics sur le front du logement.
Et vous donne rendez-vous pour une marche des réquisitions samedi 19 décembre

Alors que le comité de suivi du DALO réclame des réquisitions, et que 2 propositions de loi en ce sens viennent d'être rejetées (1 au Sénat proposée par Thierry Repentin et François Rebsamen et 1 à l'Assemblée proposée par Noël Mamère), Jeudi-Noir, le DAL, le COPAF, AITEC le COPAF et de nombreuses autres associations se mobilisent samedi pour la réquisition des centaines de milliers de logements vacants, et des quelques millions de metres carrés de bureaux vides en Ile de France...

mercredi 16 décembre 2009

La Mairie du 3e s'engage dans le Plan Grand Froid


Communiqué de Presse


La Mairie du 3e arrondissement participe au Plan Grand Froid de la Ville de Paris



En raison de la vague de froid qui s’abat ces derniers jours sur la capitale, la Mairie du 3e arrondissement consacre dès ce soir une salle, à l’accueil de personnes sans domicile fixe.



Cette salle pourra recevoir jusqu’à 13 personnes. Elle sera ouverte tous les soirs de 18h à 7h du matin jusqu’à un retour à la normale saisonnière des températures.



Outre un repas chaud distribué par l’association « Une Chorba pour tous » et l’accès à des sanitaires et à un kit de douche, un travailleur social de l’association « Aux Captifs, la Libération ! » effectuera une évaluation sociale de la situation de la personne et pourra proposer une solution d’hébergement plus adaptée en fonction des places disponibles.



La Mairie du 3e a par ailleurs décidé de mobiliser les citoyens en créant une adresse mail « sdf3@paris.fr », ce qui permettra à chacun de signaler des personnes à la rue, dans le 3e, pour rendre plus rapide et efficace l’action des maraudes sociales.



La Mairie du 3e rappelle que les maraudes pédestres officiant sur son territoire sont coordonnées par « Aux Captifs, la Libération ! », « la Croix Rouge », "Autre Monde" et le « Secours Populaire ». Le « Samu Social », quant à lui, étend son action sur tout Paris.

mardi 15 décembre 2009

Flash Info Compte-Rendu de Mandat - Création de la Société de Requalification des Quartiers Anciens


Monsieur le Maire, mes cher-e-s Collègues,

Comme vous le savez, la lutte contre l’insalubrité a fait partie et fait toujours partie des objectifs majeurs de notre mandature.

Sous la précédente mandature, dans le cadre du Plan d’Eradication de l’Habitat Insalubre, la Ville a conclu en 2002 une convention avec la SIEMP afin de traiter les 1030 immeubles insalubres de la capitale.

Aujourd’hui, les résultats sont là : tous ces immeubles sont traités ou en cours de traitement.

Mais voilà ! les conditions du bâti évoluent et cela nous invite à ne pas baisser la garde car on sait que l’insalubrité touche souvent les couches les plus modestes de notre ville. Lutter contre son développement, ça, c’est de la justice sociale.

Pour ce faire, la ville de Paris s’est doté dès juin 2009 d’un observatoire de prévention de la dégradation du bâti mais a surtout décidé de se doter d’un nouvel outil juridique qui nous permettra d’être plus réactif : une société publique locale d’aménagement qui adoptera le doux nom de SOREQA (Société de Requalification des Quartiers Anciens).

Pour cette nouvelle société,

- plus d’ampleur car son objet social lui permettra de lutter contre l’insalubrité dans le cadre des dispositifs en vigueur pour les opérations d’aménagement, plus complets et plus globaux.
- Plus de résultats attendus car cette SPLA s’appuiera sur l’expérience acquise par la SIEMP durant ces dernières années de mission.
- Et surtout, encore plus de solidarité, car, toujours dans notre objectif de construire un Paris Métropôle autour de projets communs, cette SPLA ouvrira les avantages de son action aux autres collectivités franciliennes qui désirent également lutter contre l’insalubrité, la première étant la Communauté d’Agglomération de Plaine Commune.

Monsieur le Maire, Mes cher-e-s Collègues, l’éradication de l’insalubrité et demain sa prévention sont des objectifs majeurs de notre mandature que nous assumons pleinement après des années d’errance.

J’en prends pour preuve la volonté que nous mettons en œuvre et qui nous incite à diversifier nos outils d’action pour etre toujours plus efficace dans ce domaine.

lundi 14 décembre 2009

Flash Info Compte-Rendu de Mandat - Intervention sur le budget social de la Ville de Paris


Monsieur le Maire, Mes cher(e)s collègues,

Cette année encore, et tout particulièrement dans le contexte économique difficile qui est le nôtre, le budget que nous allons voter marque l’engagement nécessaire de notre collectivité aux côtés des parisiens les plus fragiles. Les Parisiens, qui subissent les effets de la crise, ont besoin du soutien des pouvoirs publics, et nous sommes clairement au rendez-vous : alors que tous nos secteurs d’intervention sont soumis à un budget contraint, les dépenses de solidarité continuent à progresser cette année, en hausse de 4,5% par rapport à l’année dernière. Ce sont donc 2 Md€ qui seront inscrits en 2010, avec un accent particulier sur l’aide au logement, principale préoccupation des Parisiens.

Depuis 2001, nous avons progressivement mis en place un véritable bouclier logement, afin que tous ceux qui en ont besoin puissent trouver une aide au paiement de leur loyer, dont le montant n’a cessé de croître depuis 10 ans. Le dernier socle qui parachève un dispositif qui jusqu’ici s’adressait en priorité aux familles, l’allocation Paris Logement, est entrée en vigueur au 1er octobre de cette année. Il a vocation à aider à terme 17 000 nouveaux ménages, personnes isolées, couples sans enfants ou avec un enfant ; comme les chiffres sortis la semaine dernière le montrent, cette prestation était très attendue, puisque 1500 foyers l’ont d’ores et déjà demandée. Par ailleurs, en 2010 les moyens du fonds de solidarité pour le logement (FSL) seront augmentés de 38%, pour répondre aux difficultés accrues en période de crise en matière d’accession et de maintien dans le logement. Plus globalement, pour soutenir les Parisiennes et les Parisiens, la subvention de la Ville au Centre d’Action Sociale sera en augmentation de 6,4% par rapport à 2009.

Originalité de cette année : l’implication des citoyens dans la solidarité que nous assurons entre les Parisiens. Il est essentiel en effet de nourrir le lien social des bonnes volontés de ceux qui veulent s’impliquer dans l’action collective. C’est tout le sens que prend la réforme qui est actuellement menée sur l’implication des administrateurs bénévoles dans l’allocation des aides exceptionnelles du CASVP. Leur expérience, leurs compétences, leur dévouement, ainsi que leur inscription dans le tissu local est précieux pour les Parisiens, et il s’agit de maintenir leur place dans le tissu social des arrondissements, en orientant le cas échéant leur bénévolat vers de nouvelles missions dont certaines semblent vraiment les intéresser, notamment en matière de lutte contre l’isolement des personnes âgées ou handicapées ou l’action intergénérationnelle.

Dans la même veine, financé par la Ville et pour développer l’engagement solidaire des jeunes à Paris, nous proposerons en 2010 le service civique à 300 jeunes âgés de 18 à 25 ans, qui disposeront là d’une formidable occasion d’investissement citoyen, ainsi que d’une formation complémentaire et de la possibilité de découvrir divers univers professionnels. Engagés dans les domaines de l’environnement, de la santé, de l’éducation, du sport, auprès de la jeunesse, des personnes âgées ou dans la vie des quartiers, ils ont véritablement vocation à accroître le lien entre les Parisiens et les services de la Ville. Paris s’affirme ainsi comme une Capitale solidaire, récompensée d’ailleurs par le prix Territoria pour le service civique en 2008.

Ce budget est également l’occasion de montrer que nous faisons une priorité des Parisiennes et des Parisiens en demande d’insertion sociale et professionnelle. 300 M€ seront consacrés en 2010 au versement des allocations pour les bénéficiaires du RSA, dont le nombre a déjà significativement augmenté cette année avec la dégradation du marché du travail. Mais notre collectivité ne se contente pas de payer des allocations, elle s’est engagée dans une politique volontariste de réinsertion en complément indispensable du RSA. Ainsi le Programme départemental d’insertion 2010 verra-t-il encore ses moyens accrus ; 59,6 M€ y seront consacrés, afin de permettre à 20 000 personnes de bénéficier d’une mesure d’aide au retour à l’emploi, formation, contrat aidé, aide à la création d’entreprise par exemple. Parvenir à accompagner un maximum d’allocataires et définir avec eux un parcours d’insertion, développer le nombre de structures d’accueil, reprendre contact avec des allocataires de longue date, développer les appuis individuels dans la vie quotidienne de ceux qui en ont besoin, mettre l’accent sur l’insertion professionnelle, tels sont les grands axes de ce programme d’insertion, dont les moyens ont été augmentés de 24 M€ depuis 2001.

En ce qui concerne les plus démunis, les crédits consacrés à l’hébergement seront portés à 7,5 M€, avec une priorité constante pour l’amélioration et la diversification des conditions d’accueil des personnes sans domicile fixes. 252 places nouvelles seront financées en 2010, et 438 places rénovées. En outre, la Ville consacrera 1,7 M€ aux association d’aide alimentaire. Rappelons cependant que l’Etat est l’institution compétente en matière de prise en charge des personnes sans abri, et qu’il a la responsabilité de financer le fonctionnement des centres d’hébergement. Nombreux sont les centres parisiens gérés par le CASVP qui accumulent les déficits, par défaut d’engagement de l’Etat. C’est pourquoi nous engageons le CASVP à poursuivre les recours contentieux qui jusqu’ici ont été indispensables pour obtenir de l’Etat les moyens nécessaires.

De plus, le plan Refondation de l’hébergement d’urgence que vient d’annoncer le gouvernement pourrait se traduire par une tarification à l’activité qui fragiliserait encore davantage les établissements d’accueil des plus démunis, les privant des moyens nécessaires à leur mission. C’est pourquoi le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés dépose un vœu demandant que l’Etat revalorise les dotations de fonctionnement des centres d’hébergement, ce qui est aujourd’hui nécessaire pour apurer les dettes et mettre en œuvre des mesures innovantes pour permettre aux établissements d’accueil de mieux s’adapter aux problématiques sociales.

Monsieur le Maire, mes cher-e-s Collègues, le constat est là ; en matière de solidarité, si la Ville assume ses missions, l’Etat fait défaut et se décharge chaque année un peu plus sur les collectivités, sans leur donner les moyens d’assumer pleinement.

C’est pourquoi deux vœux de notre groupe visent encore à rappeler l’Etat à ses responsabilités envers nos concitoyens les plus fragiles, comme nous sommes contraints de le faire de façon récurrente ces dernières années. Notre vœu sur la compensation par l’Etat des dépenses de RMI/ RSA appelle le gouvernement à élaborer enfin de nouvelles modalités de compensation financière afin de combler l’absence des transferts de charges passées, et d’indexer à l’avenir les ressources des collectivités sur l’évolution du nombre d’allocataires. Réforme qui devient d’autant plus urgente avec la crise qui fait repartir le nombre de bénéficiaires à la hausse, et l’entrée en vigueur du RSA en juillet 2009 qui nécessite de nouveaux moyens pour l’instruction des dossiers.

Autre dette de l’Etat dans le domaine de la solidarité, celle qu’il doit honorer vis-à-vis de la maison départementale des personnes handicapées. Pour les années 2008 et 2009, elle s’élève à 900 000 euros concernant la MDPH de Paris. Un emprunt de 600 000 € lui a donc été nécessaire pour éviter la crise, pour éviter soit de devoir licencier, soit de devoir réduire drastiquement les services de ceux qui en attendent beaucoup, les Parisiens en situation de handicap et leurs familles. Le gouvernement doit impérativement honorer cette dette, ceci d’autant plus que 10 M€ supplémentaires ont été promis en juillet dernier par la secrétaire d’Etat à la Famille et à la solidarité Mme Morano, sans être non plus versés. Si ces crédits ne sont pas versés, nous demandons qu’un recours en justice soit engagé pour les recouvrer.

Monsieur le Maire, mes cher-e-s Collègues, un budget permet de mettre en avant les choix, les ambitions et les enjeux que doit porter une collectivité. Paris a toujours été une ville de vie, d’accueil des plus modestes, brassant les solidarités. C’est en temps de crise que son identité risquait d’être éprouvée, surtout quand le premier de ses partenaires peine à être au rendez-vous
A travers ce budget 2010, notre municipalité cependant rassure. Notre volonté politique est intacte : permettre à chaque parisienne et parisien de vivre et rester vivre, tout en étant accompagné

vendredi 11 décembre 2009

Quand les Conseillers de Quartier rencontrent les élu-e-s d'arrondissement... ou l'inverse!


Sous l’égide de Pierre Aidenbaum, Maire du 3e, et de Christine Frey, son adjointe en charge de l’urbanisme et des Conseils de Quartier, nous avons réuni hier soir les équipes d’animation de ces derniers.

Cette réunion tombe un peu moins de deux ans après la réforme de la démocratie locale que nous avons lancé dans le 3e arrondissement. Depuis 2008, le 3e comporte 4 conseils de quartier (3 avant), de nouvelles structures de démocratie locale (Conseil Local du Handicap, Conseil Economique, Conseil des Etrangers Non Communautaires,…) et fait plus de place dans ses Conseils d’Arrondissement à la participation citoyenne en donnant la possibilité à ses nouvelles structures d’interpeller directement et en public les élus.

Cette rencontre a donc été l’occasion de faire un point, de se poser, de prendre du recul et d’envisager des améliorations car ce type de processus mélioratif ne peut être qu’itératif.

Et ce sont d’ailleurs les premières conclusions que nous avons collectivement tirées, élu-e-s et Conseillers de Quartier, de cette réunion pertinente. Je retiens particulièrement la nécessité (et la demande des Conseils de Quartier) de rapprocher les élu-e-s de ces réunions en leur donnant un rôle plus efficace que simple observateur ou référent et l’envie d’association aux autres structures de démocratie locale afin de traiter à fond de sujets d’importance d’arrondissement (l’accessibilité des personnes en situation de handicap, l’association aux dispositifs de solidarité,…). Mention spéciale pour Nicolas Bourgeois-Legrain, jeune Conseiller de Quartier, qui a réalisé une plateforme internet regroupant toutes les structures de démocratie locale de l’arrondissement pour leur donner visibilité et interactivité.

Rappelons que la démocratie locale est au cœur de l’identité des équipes municipales animées par Pierre Aidenbaum depuis 1995, période à laquelle le slogan de sa campagne a été « Avec nous, rien ne se fera sans vous ». S’en est suivi pour la première fois à Paris les questions des habitants à la fin des Conseils d’Arrondissement, les compte-rendu de mandat itinérant ou encore la fabuleuse opération qui a permis de donner un projet à la réhabilitation du Carreau du Temple. Et c’est aussi, sans nous, sans les élu-e-s, que de nombreux chantiers naissent chez les Conseillers de Quartier. Citons la création de la Régie de Quartier, les repas de rue ou encore l’intense participation pour la rénovation de la Place de la République.

La démocratie locale est un enjeu démocratique que nous rappellent constamment nos concitoyens. Cela vient du fait qu’aujourd’hui le peuple n’accepte plus d’être souverain uniquement le jour des élections et qu’il souhaite dire son mot sur l’élaboration des projets.

Et c’est tant mieux…