26 octobre 2011

L’Atelier local du l’urbanisme du 3e : 10 ans déjà !


Hier soir, se tenait, au péristyle de la Mairie, le vernissage de l’exposition retraçant les 10 ans d'action de l’Atelier local de l’urbanisme du 3e (ALU 3). Association loi de 1901, elle existe, en effet, depuis février 2001. Tous ses membres, bénévoles pour la plupart, sont des habitants de l'arrondissement, certains d'entre eux étant architectes, urbanistes, techniciens ou ingénieurs.

L’ALU 3 s'emploie, au quotidien, à démocratiser les pratiques de l'urbanisme en associant la population à la réflexion et aux projets concernant leur arrondissement. Lieu d'échanges et de débat sur le futur du quartier, il est une force de proposition pour l’élaboration et le développement des projets sur Paris, avec comme objectifs prioritaires dans le 3e : la mixité sociale, le développement économique, le développement des services publics, l’amélioration du cadre de vie, la mémoire sociale et culturelle et le développement durable.

Organisée par la Mairie du 3e, cette exposition présentera, du 24 octobre au 8 novembre 2011, l’« œuvre » de l’ALU 3, à travers tous ses champs d’intervention. Des photos, études et documents retraceront, ainsi, tous les chantiers emblématiques de l’arrondissement supervisés par l’association ces dix dernières années, parmi lesquels, le nouveau Carreau du Temple, le Maraibus, l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat Arts et métiers, l’OPAH République, le réaménagement de la Place de la République, le « Grand Projet » du nord-ouest de l’arrondissement (passage du Pont aux Biches, rue Meslay, boulevard Saint Martin, création possible de marchés forains), la révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais, la réhabilitation de l’ilot Saint Gilles ou encore la restructuration de la rue Rambuteau.

Beaucoup de leur réflexion ont inspiré leur action dans mes délégations, comme l’OPAH Développement durable, un meilleur partage de l’espace public pour les personnes en situation de handicap, la mixité sociale dans les logements,…

J’invite donc tous ceux, qui comme l’ALU 3, partent du principe que « Tout ce qui se passe dans la rue nous regarde », à venir découvrir, l’ « histoire » de l’association, ses travaux, ses projets et ses questionnements sur l'avenir du 3e.

Pour en savoir plus sur l'ALU 3: cliquez ici.

21 octobre 2011

Vu dans la presse - Le Réseau Logement Seniors du 3e à l'honneur!

Initiative que je ne suis pas peu fier d'avoir montée dans le 3e avec le soutien indéfectible de Liliane Capelle, adjointe au maire de Paris chargée des seniors et du lien intergénérationnel, qui a tenu à montrer ce dispositif hier à Marie-Josée Savard, son homologue adjointe au maire de Québec en visite à Paris. Tabernac!

20 minutes - 21/10/11 - Un appartement adéquat pour les seniors

« Sonnez très fort. » Madame Tragarz, 70 ans, a noté cet avertissement sur la porte de son nouvel appartement. Il y a deux mois, elle s'est installée dans un logement adapté aux seniors, grâce au dispositif Réseau Logement Seniors de la Ville de Paris. Une rampe dans l'entrée, un ascenseur, des poignées faciles, quelques travaux ont été effectués dans des appartements sociaux du 3e arrondissement pour offrir aux seniors une alternative à la maison de retraite. « Un 5e étage sans ascenseur pour une personne âgée, c'est impensable. Il me faut tout à portée de main », explique Madame Tragarz. D'ici 2014, quinze appartements adaptés devraient accueillir des seniors pour cette expérimentation, avant que le dispositif ne s'étende à d'autres arrondissements. Les locataires bénéficient de services gratuits pour le bricolage ou la décoration. Ce dispositif aide les anciens à rester dans le quartier qu'ils aiment. « Je ne veux pas décrocher du 3e, ici tout le monde me salue. »

Oihana Gabriel

19 octobre 2011

Autolib': les premières Bluecars arrivent bientôt dans le 3e!


Dimanche 2 octobre, le premier cortège de 66 Bluecars d’Autolib’, le tout récent système de voitures électriques, a pour la première fois parcouru les rue de la capitale et de sa banlieue. Le dispositif, encore en phase de test, deviendra accessible au grand public, le 5 décembre prochain, avec au moins 250 véhicules.

Sur la base de l’actuel Velib’, le Maire de Paris a en effet décidé de mettre en place un système Autolib’, sur lequel le Conseil de Paris a déjà délibéré. Géré et conceptualisé par la société Bolloré, il s’agit d’un projet d’une grande ampleur. En effet, quelque 1 000 stations et 3 000 voitures électriques seront progressivement disponibles. A Paris, 508 stations (4-6 places) vont être installées en surface (200 stations couvertes de 6-10 places sont aussi à l'étude), 300 stations seront, elles, disponibles sur les communes adhérentes. Le service fonctionnera 24 h/24 et 7 jours/7. 1 500 agents accompagneront les utilisateurs franciliens. L’abonnement sera obligatoire et il faudra, bien évidemment, être titulaire du permis de conduire pour utiliser une Autolib'. Les abonnés, qui auront le choix entre le passe premium (12€/mois en solo ou 11€/ mois en familial, pendant 1 an), hebdomadaire (15€ pour 7 jours) ou découverte (10€ pour 24h), pourront, alors, prendre une voiture dans une station pour ensuite la déposer dans n'importe quelle autre.

Dans le 3e, toutes les propositions d’emplacement soumises, aux habitants, à la Commission inter-quartiers et la Commission Circulation des Conseils de quartier lors des deux réunions publiques, sont connues, les services de la Ville les ayant approuvées. Les implantations des 10 stations Autolib’ (comportant 4 places de stationnement chacune) seront donc localisées aux adresses suivantes : 46 rue de Turenne, 26 rue du Grenier Saint-Lazare, 38 rue Réaumur, 133 rue de Turenne, 345 rue Saint-Martin, 18 rue de la Perle, 84 rue de Turenne, 4 rue Saint-Gilles, 1 rue du Vertbois et 51 rue de Bretagne.

Monique SALIOU, déléguée à la propreté, aux espaces verts, à la voirie, aux transports, à la circulation et au stationnement dans le 3e, a d’ailleurs expliqué, en juin 2011, dans le cadre de la délibération du Conseil de Paris précisant l'emplacement des futures stations, que les services de la Ville avaient tenté de répartir ces dernières sur l’ensemble du territoire de l’arrondissement, dans des lieux censés ne représenter aucune gêne pour les habitants. Elle a également précisé, qu’en cas de contraintes techniques particulières (liées à la chaussée,..), certaines installations pourront être déplacées d’au maximum 150 mètres de l’endroit initialement fixé.

Même si la ville d'Ulm, en Allemagne, a déjà instauré un système de voitures électriques en libre-service (avec un nombre réduit de véhicules), le service Autolib’ fera, lui, figure de première mondiale à cette échelle, puisqu’il donnera, à 11 millions de franciliens, accès à un nouveau mode de circulation à la fois économique et écologique, qui « viendra en complémentarité des transports et des taxis », dixit Anne Hidalgo, 1ère adjointe au Maire de Paris (chargée de l'urbanisme et de l'architecture) et présidente du syndicat mixte Autolib'.

Souhaitons que cette nouvelle offre de mobilité, vouée à faire diminuer l'usage de la voiture individuelle, connaisse le même succès que son petit frère, le Velib’, la Mairie de Paris, consciente du poids grandissant du budget voiture d'un ménage, faisant le pari de l’intégration rapide par les franciliens « de cet ovni, richesse technologique disponible pour toutes les bourses ».

17 octobre 2011

Flash Infos Compte Rendu de Mandat - Conseil de Paris des 17 et 18 octobre - Rapport sur la perte d'autonomie des seniors à Paris


Monsieur le Maire, mes cher-e-s Collègues,

Je souhaite commencer mon intervention en évoquant un habitant du 3e, qui vient de bénéficier de notre Réseau Logement Seniors. Passant d’un studio accessible par une échelle dans lequel il devait soigner son cancer à un logement imaginé pour les seniors dans un immeuble traditionnel, avec les bailleurs sociaux, les services sociaux, le Pact, l’Asad et la Régie de Quartier Paris centre, deux mois après son entrée dans les lieux, il nous annonça : « ici, j’ai l’impression que je vais vieillir moins vite ».

Cette phrase a fait écho à la toute première audition qu’a réalisé notre Mission, de Geneviève Laroque, présidente de la Fondation nationale de gérontologie. Bien sûr, elle nous a parlé des problèmes médicaux, sociaux que rencontrent nos seniors, mais elle nous a surtout expliqué sa théorie des pluri mini handicap. Quand on peut se maintenir à son domicile, quand on peut soit même faire ce choix et être aidé par une aide à domicile, il reste toujours une faille : celle de son environnement, de son logement, qui empêche certains gestes de la vie de tous les jours, confine à l’isolement, à la perte d’estime de soi et amplifie les pertes de dépendance.

Cette mission a donc été l’occasion de demander et de consolider des chiffres et des analyses qui nous ont donné la certitude que nous avions une marge de manœuvre qualitative importante pour prendre en charge la dépendance des seniors, à notre niveau, celui d’une collectivité locale, quand au niveau national, on préfère se défiler, ce qui vaut mieux vu les orientations prises récemment par le gouvernement…

Quelques chiffres. Paris, c’est 14% de plus de 65 ans dont 7,4% de plus de 75 ans. C’est aussi 50% d’entre eux propriétaires de leur logement, un quart locataire du privé, un cinquième du parc social, le reste à l’hôtel ou en famille, mais avec en permanence un tiers d’entre eux qui vivent dans un logement inaccessible, problématique normale dans une ville dont 63% des logements datent d’avant 1949.

Monsieur le Maire, il nous apparaît donc urgent d’amplifier la mise en accessibilité de ces logements privés. La Ville fait déjà beaucoup : programme d’intérêt général « Mobilité », les opérations programmées d’amélioration de l’habitat et la délégation de compétence que nous avons confiée au Pacte de Paris. Mais l’ANAH d’une part a tendance à aider plus les propriétaires occupants et d’autre part ne délivre ces aides uniquement que quand la dépendance est déjà constatée. Nous pensons donc que nous devrions revoir notre politique d’aide à la mise en accessibilité de l’habitat privé pour essayer d’améliorer ces résultats en fonction d’un objectif affiché de prévention et de solidarité.

De même, et pour celles et ceux qui ne peuvent rester locataire ou hébergés dans le parc privé, nous pensons qu’il est nécessaire d’inviter les bailleurs sociaux à poursuivre leurs efforts de travaux d’accessibilité tout en les invitant à coordonner autour un ensemble de services déjà existants ou éventuellement à créer, à l’image du Réseau Logement Seniors du 3e. Cela permettrait de créer une alternative intéressante à l’entrée en résidences services ou appartements et de permettre aux seniors à continuer de vivre au milieu de la cité, dans un milieu non dévolu exclusivement aux seniors.

Enfin, je souhaite juste souligner une proposition de notre mission qui est déjà menée dans de nombreuses villes et qui contribuent à renforcer la dignité et l’autonomie des seniors. Il s’agit de prendre en charge, bien sûr sous conditions de ressources, les petits travaux du quotidien qui ne dépendent pas du bailleur mais du locataire, sauf que là le locataire en est empêché de par sa condition physique. Changer une ampoule, détacher des rideaux, bouger un meuble,… ces gestes qui nécessitent de demander l’aide d’un tiers, quand possibilité d’un tiers il y a, et qui renvoie le senior plus à son incapacité qu’à ses possibilités. Aussi, des structures de l’économie sociale, des régies de quartier par exemple, pourraient très bien remplir ce rôle de solidarité.

Monsieur le Maire, mes chèr-e-s collègues, nous le répétons assez souvent : le logement est un élément central de notre politique. Cette mission a pu rentrer plus en profondeur dans ce dossier, en l’abordant sous la forme qualitative, à l’aune du public des seniors. Et c’est ainsi que nos propositions ont été guidées par un objectif seul : celui de mettre le logement au cœur de notre politique de prévention de la dépendance. Et pour reprendre Oscar Wilde « le drame de la vieillesse, ce n’est pas qu’on se fait vieux, c’est qu’on reste jeune. » Sauf quand le logement vous fait vieillir avant l’âge…

François Hollande, notre candidat

Hier soir, cela a été la victoire des primaires avec près de 3 millions de participants.

Hier soir, cela a été la victoire de la politique avec 4 débats de grande qualité entre 6 candidats.

Hier soir, cela a été la victoire de la démocratie d'opinion contre la démocratie médiatique.

Depuis hier soir, nous avons notre candidat.



Lui seul peut faire gagner la Gauche et seul la Gauche pourra le faire gagner.

Je vous invite à le soutenir comme je vais le faire, sans état d'âme, avec ferveur, afin que la Gauche remporte les prochaines élections présidentielles.

14 octobre 2011

La société civile du 3e s'engage pour Martine Aubry # Nicole Bismuth, animatrice du site internet local Marais Evous

"Personnellement, j’étais partisane d’une candidature de Dominique Strauss-Kahn. Il a été écarté et mon choix s’est fait assez vite pour Martine Aubry. Car je trouve qu’elle a vraiment la carrure pour être présidente de la république.

Je suis animatrice d’un site internet de quartier et à ce titre je mets en avant les talents de nos rues, les initiatives et les idées de nos quartiers. Martine Aubry a été ministre, en charge des questions sociales. Un poste beaucoup décrié car certains le trouvent coûteux. Ce que je retiens d’elle est qu’avec de la volonté, elle a mis les gens autour de les mêmes tables pour les forcer à discuter, ce qui manque des fois cruellement dans notre pays. Et surtout, qu’elle a créé de nouveaux droits comme la CMU ou de nouvelles politiques comme les Emplois Jeunes tout en ramenant les comptes sociaux à l’équilibre. Elle a la même volonté, mais décuplée bien sûr!, des gens que j'aime rencontrer et faire connaître.

Et puis, je suis une femme. Je suis particulièrement d’accord avec elle quand elle dit que elle présidente, il sera plus facile de faire passer les lois pour l’égalité des sexes. Et c’est quand même un peu une responsabilité de la gauche de pousser parmi les deux candidats qui peuvent battre Sarkozy, celui qui a un avantage symbolique supplémentaire : celui d’être une femme. C’est pour cela que le 16 octobre je voterai Martine Aubry."

Nicole Bismuth, animatrice du site Marais Evous

13 octobre 2011

La société civile du 3e s'engage pour Martine Aubry # Nicolas Davoine, directeur de l'Espace Public Numérique du 3e


"En simple citoyen, j’ai décidé de participer aux primaires citoyennes et de soutenir Martine Aubry pour des raisons liant ma profession et mes convictions personnelles.

En tant que directeur de l’Espace Public Numérique du 3e, lieu qui propose aux citoyens l'accès à un ordinateur, une connexion Internet, un accompagnement personnalisé et des formations pour promouvoir la maîtrise des Technologies de l'Information et de la communication, je remarque que notre espace est l'un des meilleurs moyens d'action dont dispose la société civile pour favoriser l'inclusion de tous les citoyens dans la société du numérique, sans que les plus fragiles soient laissés pour compte. Il constitue un outil de développement des connaissances et est devenu rapidement un lieu d'éducation citoyenne, d'insertion socioprofessionnelle, de cohésion sociale. Il représente avant tout un accès vers la Culture accessible à tous.

Mais malheureusement je constate aussi et surtout que les inégalités de ressources financières entrainent des inégalités face à la Culture (visite de musées, expositions, achat de livres, etc.) et des inégalités face aux loisirs (cinéma, théâtres, etc.).

C’est dans ce contexte, que depuis 2009 je me suis revendiqué comme un opposant à loi Hadopi, et j’ai soutenu différentes associations et collectifs dans leur lutte justifiée.

Le projet “Numérique” de Martine Aubry prévoit notamment la transformation de la Cnil en une Commission nationale des libertés numériques et l’abrogation de la loi Hadopi. Ces deux derniers sujets doivent être selon moi au coeur de la campagne présidentielle de 2012.

Vous noterez que pour moi le mot Culture s’écrit avec un grand C, et c'est avec ce même grand C de Convictions que j’ai soutenu et que je soutiendrais Martine Aubry sur ce projet."

Nicolas Davoine, directeur de l’Espace Public Numérique.

12 octobre 2011

La société civile du 3e s'engage pour Aubry#Laurence Hugues, cosecrétaire EuropeEcologie Paris1234, administratrice de structure économique et sociale

En tant écologiste, la question de la participation aux primaires socialistes, une décision strictement personnelle, fait débat.


Sur un certain nombre de questions sociales et environnementales, les écologistes et les socialistes ont des divergences, notamment sur le culte de la croissance... C'est la raison pour laquelle mon choix au premier tour des présidentielles est clair : je voterai pour Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-les Verts qui porte avec ardeur nos valeurs écolos ! Pas question de tomber dans le piège du soi-disant vote utile, pas question d'affaiblir les possibilités pour les écologistes de peser réellement dans les changements sociaux et environnementaux dont nous avons besoin.

Le scrutin à deux tours de cette élection présidentielle permet toutefois d'imaginer toutes les projections possibles : Martine Aubry ferait une excellente première ministre pour Eva Joly... et inversement !

En tant que militante de gauche, je suis ainsi heureuse de pouvoir participer à titre personnel aux primaires socialistes. Dans ce cadre, pour moi, le choix est net: pour redonner du punch à la gauche, c'est Martine Aubry ! J'ai toujours apprécié sa droiture et ses engagements de gauche, et je suis convaincue qu'elle saura considérer les écologistes comme de réels partenaires, et non pas comme des supplétifs encombrants... Elle est aussi plus claire que François Hollande sur les engagements socialistes concernant la sortie du nucléaire, c'est l'une des raisons majeures pour laquelle je soutiens, à titre individuel, sa candidature.

Deux femmes à la tête de l'Etat français, ça changerait ! La politique en France, historiquement misogyne, serait-elle en train d'évoluer, et d'accorder enfin aux femmes la place qu'elles méritent?

Ce n'est pas le seul changement dont nous avons besoin ! Il est essentiel de changer de paradigme, repenser la société en profondeur, revoir nos politiques énergétiques et agricoles, rétablir la justice sociale, mettre en œuvre une fiscalité écologique, développer l'économie sociale et solidaire, mieux corréler santé et environnement...

Beaucoup de chantiers attendront le nouveau gouvernement qui, je l'espère, saura tenir ses engagements écologistes et solidaires. Dans le cadre d'une candidature commune de deuxième tour, Eva Joly et Martine Aubry peuvent faire un bon tandem pour relever ces défis, elles ont démontré qu'elles savent faire preuve de ténacité !

La société civile du 3e continue à s'engager pour Martine Aubry # Docteur Erwan Fourn, médecin hospitalier



"Médecin hospitalier, je suis confronté quotidiennement aux restrictions budgétaires qui imposent aux soignants de travailler dans des conditions de plus en plus difficiles. Ces dernières années, la priorité de l'hôpital est devenue la rentabilité avec l'application de la "T2A", la tarification à l'activité issue du plan Hôpital 2007 qui corrèle le budget des l'hôpitaux aux recettes engendrées.


Ainsi ce sont toutes les missions non rentables des hôpitaux qui sont aujourd'hui menacées : les soins aux personnes démunies et sans protection sociale, l'éducation thérapeutique des patients atteints de maladies chroniques, la prévention, la formation des étudiants en médecine et des futurs infirmiers, la recherche médicale ... De plus le manque de personnel met sous tension des équipes pourtant dévouées, mais qui ne peuvent plus assumer une charge de travail croissante. La qualité des soins risque de se dégrader très rapidement si cette politique est maintenue.


Nous avons également besoin de déployer des maisons de santé, qui accueilleront des équipes composées de médecins, d’infirmiers et d’autres professionnels de la santé. Introduire d’autres modes de rémunération innovants en valorisant les diverses missions des professionnels est également nécessaire.


Enfin, je n’en peux plus de ces franchises, de ces taxes médicales et de ces forfaits qui éloignent tous les jours un peu plus les plus pauvres de leur santé. Nous devons renouer avec le remboursement d’une part essentielle des soins réellement nécessaires. C’est justement parce qu’elle a créée la CMU tout en équilibrant les comptes de la Sécurité Sociale que je lui fais confiance pour montrer qu’une autre politique de santé, plus solidaire, est possible : c’est sans hésiter que je voterai pour elle le 16 octobre !"


Docteur Erwan Fourn